Alors que la 6e période des CEE vient d’être rendue publique, l’UFC-Que choisir publie une étude sur le dispositif qui montre son inefficacité et son coût pour les ménages. Elle demande une réforme en profondeur des CEE.
L’UFC-Que choisir indique tout d’abord que les CEE sont principalement financés par les ménages alors qu’ils peuvent être mobilisés dans d’autres secteurs non-contributeurs, comme l’industrie. Un ménage paye ainsi, via ses factures énergétiques et de carburant, 124 à 244 € par an. Ce montant pourrait augmenter suite à la décision gouvernementale de plus faire appel aux CEE pour la rénovation énergétique des logements.
L’UFC-Que Choisir estime qu’environ 40 % des CEE délivrés ne correspondent à aucune économie d’énergie réelle. Le taux de fraude atteindrait également 50 % sur certaines opérations. Le montant d’une prime CEE dépend de plus des économies d’énergie théoriques à l’issue des travaux. Les ménages n’ont donc pas l’assurance que la rénovation sera réellement efficace et qu’ils auront un bon retour sur investissement. Certaines primes CEE sont enfin gonflées pour inciter les ménages à entreprendre certains travaux. Les économies d’énergie estimées qui en découlent sont alors surévaluées.
L’étude de l’UFC-Que Choisir montre enfin une grande variabilité des primes CEE en fonction de l’offre pour un même logement. Pour un ménage, il est difficile de savoir à qui s’adresser et d’obtenir une évaluation fiable du coût de la rénovation et du montant de l’aide CEE. L’UFC-Que Choisir demande donc une réforme du dispositif afin de le rendre plus équitable et efficace.